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Sukiyaki Kansai (cuisson directe au zarame)

La version d'Osaka du sukiyaki : bœuf saisi et laqué au sucre zarame dans la fonte, bouillon créé par le jus des légumes, sans aucune sauce préparée à l'avance. Un rituel de table intense et spectaculaire.
Temps de préparation25 minutes
Temps de cuisson20 minutes
Temps total45 minutes
Type de plat: Plat principal
Cuisine: Japonaise
Keyword: cuisson directe bœuf, méthode Kansai, nabemono, sukiyaki kansai, sukiyaki sans warishita, zarame
Servings: 4 personnes
Calories: 520kcal
Author: Jeff | Ohmonbento
Cost: 22€

Equipment

  • 1 1 sukiyaki-nabe en fonte plate ou cocotte en fonte émaillée lourde
  • 1 1 réchaud de table ou plaque à induction portable
  • 1 1 couteau bien aiguisé (pour la découpe du bœuf si non tranché par le boucher)

Ingrédients

  • 500 g de bœuf basse-côte ou faux-filet, tranché à 3-4 mm
  • 30 g de gyushi (suif de bœuf) ou à défaut 1 c. à soupe d'huile neutre
  • 2 c. à soupe de sucre zarame (sucre de canne non raffiné, gros cristaux)
  • 4 c. à soupe de sauce soja japonaise
  • 3 c. à soupe de saké de cuisine
  • 300 g de tofu ferme (yaki-dofu idéalement)
  • 200 g de chou nappa (hakusai)
  • 150 g de champignons shiitake frais
  • 100 g de shirataki (nouilles de konjac)
  • 1 naganegi (poireau japonais) ou 2 blancs de poireau fins
  • 80 g de shungiku (chrysanthème comestible) ou épinards jeunes
  • 4 œufs extra-frais pour tremper

Instructions

  • Blanchissez les shirataki 2 minutes dans l'eau bouillante pour éliminer l'odeur de saumure. Égouttez et coupez en tronçons de 10 cm. Réservez.
  • Préparez les légumes : coupez le tofu en cubes de 3 cm. Taillez le naganegi en sogigiri (biseaux à 45°, sections de 4-5 cm). Séparez les côtes blanches des feuilles vertes du hakusai. Incisez les chapeaux des shiitake en croix. Effeuillez le shungiku.
  • Battez les œufs individuellement dans quatre petits bols. Réservez à portée de main.
  • Chauffez la marmite en fonte sur feu moyen-vif. Frottez la surface avec le gyushi jusqu'à ce qu'il fonde et enrobe uniformément le fond.
  • Déposez les premières tranches de bœuf bien à plat, sans superposition. Laissez saisir 30 secondes jusqu'à ce que les bords changent de couleur.
  • Saupoudrez 1 c. à café de zarame sur la viande en répartissant depuis la main. Attendez 20 à 30 secondes : les cristaux doivent commencer à buller et passer à l'ambre.
  • Versez 1 c. à soupe de sauce soja sur la viande ou le long du bord brûlant de la marmite, puis 1 c. à soupe de saké, même geste. Le liquide grésille au contact du métal.
  • Retournez les tranches, laissez 15 secondes. Servez immédiatement dans les bols, trempées dans l'œuf battu. C'est la première bouchée.
  • Ajoutez dans la marmite les côtes blanches de hakusai et le naganegi. Laissez 2 minutes : l'eau de végétation commence à s'extraire sous l'action du sel et du sucre résiduels.
  • Ajoutez les feuilles vertes de hakusai, le tofu, les shiitake et les shirataki (dans un coin isolé). Laissez mijoter 4-5 minutes à feu moyen. Le jus des légumes forme le bouillon.
  • Ajoutez les tranches de bœuf restantes par vagues de deux ou trois, en les assaisonnant à chaque fois avec une pincée de zarame, un trait de soja et un trait de saké.
  • Terminez par le shungiku ou les épinards, qui cuisent en 1 minute dans la vapeur.
  • Pour le shime : plongez des udon surgelées directement dans le jus concentré, ou ajoutez du riz rincé avec un œuf battu en filet pour un zosui.

Notes

- Si le jus devient trop concentré en fin de repas, ajoutez un trait de saké (pas d'eau) pour rééquilibrer sans diluer les sucs.
- Le zarame peut être remplacé par un sucre roux de canne à gros grains. Évitez le sucre blanc raffiné dont les cristaux fins fondent trop rapidement.
- Le gyushi se demande au boucher (morceau de suif de bœuf). À défaut, une huile neutre à point de fumée élevé fonctionne, mais vous perdez la saveur animale caractéristique.
- Pour l'œuf : si vous ne souhaitez pas le servir cru, 30 minutes au bain-marie à 63 °C donnent un jaune pasteurisé crémeux. Un thermomètre est indispensable.
- Les restes de jus et de viande se transforment en gyudon express le lendemain : réchauffez doucement sur du riz chaud.
- La warishita n'est PAS utilisée en méthode Kansai. Si vous souhaitez la version Kantō, consultez la recette du sukiyaki traditionnel sur le blog.
- Variante de séquence : certaines maisons de Kyoto versent le saké avant la sauce soja pour déglacer les sucs en premier. Les deux ordres sont documentés ; la séquence sucre-soja-saké est la plus courante.